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Marquage de classe C0 à C6 : ce que la fin de la période de transition change pour un vol drone à Nevers

Par Sacha Verron ·

Le marquage de classe : de l’étiquette technique à la condition de vol

Pendant longtemps, le choix d’un prestataire drone s’est joué sur la qualité d’image et le tarif. Un troisième critère s’est imposé : la classe de l’appareil utilisé.

Le règlement délégué (UE) 2019/945 définit sept identifications de classe, de C0 à C6. Chacune est attribuée par le fabricant selon des critères mesurables : masse au décollage, vitesse maximale, présence d’un signalement électronique, dispositifs de sécurité. Depuis 2024, tout drone mis sur le marché dans l’Union européenne doit porter cette identification, apposée physiquement sur l’appareil aux côtés du marquage CE.

La nouveauté ne tient pas au marquage lui-même, mais à ses conséquences. Tant que durait la période de transition prévue par le règlement (UE) 2019/947, les drones dépourvus d’identification de classe — dits legacy — bénéficiaient d’un régime dérogatoire. Cette parenthèse s’est refermée.

Ce que la classe autorise concrètement

La catégorie ouverte se divise en trois sous-catégories, et c’est la classe qui détermine l’accès à chacune :

A1 — survol de personnes isolées. Réservée aux appareils les plus légers (C0 et C1). Le survol de rassemblements reste interdit en toutes circonstances.

A2 — vol à proximité de personnes non impliquées. Accessible aux drones C2, sous réserve d’une distance de sécurité latérale et de l’activation du mode basse vitesse.

A3 — zone éloignée de toute personne. La sous-catégorie la plus restrictive géographiquement, mais la plus ouverte en matière de matériel.

Un drone sans identification de classe se retrouve cantonné aux configurations les plus contraignantes. Pour une prestation en environnement bâti — un mariage dans un domaine de la Nièvre, un chantier en périphérie de Nevers, une annonce immobilière en lotissement — cette limitation n’est pas théorique : elle rend la mission irréalisable dans le cadre de la catégorie ouverte.

Le DJI Mavic 3 Pro est classé C2

Le drone utilisé par Shot By Sacha, le DJI Mavic 3 Pro, porte une identification de classe C2.

Ce classement découle d’un seuil précis. La classe C1 s’arrête à 900 grammes de masse au décollage. Avec 958 grammes, le Mavic 3 Pro franchit ce seuil et bascule en C2 — contrairement au Mavic 3 standard, resté sous la barre. Une différence de moins de soixante grammes qui change la sous-catégorie d’exploitation.

En pratique, la classe C2 ouvre la sous-catégorie A2 : le vol à proximité de personnes non impliquées, avec distance de sécurité et mode basse vitesse. C’est précisément la configuration d’un reportage drone à Nevers où des passants évoluent à distance raisonnable de la zone de vol.

Classe, enregistrement et signalement : trois obligations distinctes

Ces trois exigences sont régulièrement confondues alors qu’elles répondent à des logiques différentes.

L’identification de classe relève du fabricant : elle certifie que l’appareil respecte des standards de conception. Elle est fixe et ne se renouvelle pas.

L’enregistrement de l’exploitant relève du pilote. Il génère un numéro UAS — UAS-FR-601837 pour Shot By Sacha — délivré par la DGAC via AlphaTango, et se renouvelle chaque année.

Le signalement électronique, obligatoire depuis le 1er janvier 2024, diffuse en vol le numéro d’exploitant et la position de l’appareil.

Un drone correctement classé mais dont l’exploitant n’est pas à jour reste non conforme. L’inverse est également vrai. Ces trois conditions se cumulent — elles ne se compensent pas.

Pourquoi cela concerne le client, pas seulement le pilote

Un donneur d’ordre pourrait considérer que la conformité du matériel ne regarde que le prestataire. C’est inexact sur deux points.

D’abord, l’assurance. Les contrats de responsabilité civile professionnelle couvrant l’activité drone conditionnent leur garantie au respect de la réglementation applicable. Un vol mené hors du cadre autorisé par la classe de l’appareil expose à un refus de prise en charge en cas de sinistre.

Ensuite, l’exploitation des images. Des prises de vue réalisées lors d’un vol non conforme conservent une fragilité juridique — un point sensible pour une agence immobilière, une collectivité ou une entreprise qui diffuse ces images publiquement.

Vérifier la classe du drone et le numéro d’exploitant avant de signer un devis relève donc de la simple prudence.

À Nevers et dans la Nièvre

Sur le territoire couvert par Shot By Sacha — Nevers, Magny-Cours, Decize, Moulins et l’ensemble de la Nièvre — la conformité de classe s’articule avec les contraintes locales déjà en vigueur : vérification des zones de restriction via AlphaTango, et notification préfectorale dix jours avant tout vol en agglomération.

Chaque mission — mariage drone à Nevers, suivi de chantier, reportage événementiel à Magny-Cours, valorisation immobilière — est préparée avec ces trois vérifications : classe de l’appareil, enregistrement à jour, autorisations locales.

Pour un devis ou une question sur le cadre applicable à votre projet, contactez Shot By Sacha au 07 68 74 44 05. Les prestations drone détaillent chaque formule, la FAQ répond aux questions les plus fréquentes, et la page à propos présente la certification DGAC et l’attestation d’assurance.


Sources officielles : Règlement délégué (UE) 2019/945 de la Commission du 12 mars 2019 relatif aux systèmes d’aéronefs sans équipage à bord — Règlement d’exécution (UE) 2019/947 de la Commission du 24 mai 2019 relatif aux règles et procédures applicables à l’exploitation d’aéronefs sans équipage à bord — Arrêté du 27 décembre 2019 relatif à la conception des aéronefs civils sans équipage à bord.

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